Les équipes de Médecins du Monde rencontrent au quotidien des populations contraintes de choisir entre se soigner et assurer d’autres besoins essentiels. Des personnes pour qui la santé est devenue un produit de luxe. Restes à charge, franchises, obstacles financiers et administratifs aux soins pénalisent les plus pauvres.
Au-delà de la mise à mal du système de santé solidaire, l'ONG dénonce des politiques répressives qui ne répondent pas aux enjeux de santé publique, et entraînent ruptures de soins et risques sanitaires accrus. Les plus précaires, comme les Roms, les sans-papiers ou encore les personnes se prostituant, subissent un harcèlement qui les rend moins visibles et plus éloignés de la prévention et des soins.
Les équipes de MdM ne peuvent parfois plus assurer la continuité des soins (arrêt des vaccinations en phase d’épidémie, perdus de vue suite à une expulsion…). Alors, à l'approche de la Journée mondiale de la santé le 7 mars prochain, l'association a organisé cette semaine l'opération "Sans T". Cyber-pétition sur Internet, campagne d'affiches frappées d'une Marianne malade... Mercredi matin, une "flash-mob" s'est déroulée devant le Palais-Royal, à Paris, afin de "sensibiliser les acteurs politiques à la remise en cause d'un système solidaire" classé meilleur du monde par l'OMS en 2000. Clémence Mortier était sur place. Reportage...
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Crédits photos : Clémence Mortier (1) et Benoît Guenot (2 et 3).
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